Juil
07
2013

Nissa la bella
07 Juil 2013
par Stéphane Garneri, avec Ursula del Aguila / TÊTU

Nissa la bella

Enfin, Nice a fait son coming out ! Enfin, Nice assume son côté gay et lesbien. Il était temps, car cela faisait au moins une dizaine d’années qu’elle était à la traîne, loin derrière Lyon, Montpellier ou Nantes. Désormais, en plus d’être assuré d’avoir du beau temps, de voir se prélasser sur la plage des beaux mecs bronzés qui n’attendent que vous, vous pourrez y satisfaire votre besoin d’une vraie vie sociale homo.

 Depuis un peu plus d’un an, la métropole de la Riviera est en effet portée par un souffle gay et lesbien qu’elle n’avait jamais connu auparavant. Certaines rues sont désormais clairement identifiées comme gays. Notamment la rue Bonaparte, dans le quartier du Port, et la rue Francis Gallo, dans le vieux Nice, petite sœur de la parisienne rue Sainte Croix de la Bretonnerie. Un coiffeur, des boutiques de fringues branchées et de sous-vêtements, un salon de thé : c’est la rue où flâner avant d’aller boire un apéritif, à la Civette, sur le cours Saleya, sous une lumière éclatante à midi, et rose nacre en soirée, qui a inspiré tous les peintres, dont Matisse.

La ville à l’aiglon imprenable et fière s’épanouit et se fait moins sauvage. Le tissu associatif « prend » enfin dans la population militante gay et lesbienne. L’association EGL a rejoint Aglaé, dans le sérail des associations LGBT niçoises de contact et de convivialité. Elles se sont donné pour mission de promouvoir Nice à l’extérieur et de renseigner les touristes qui veulent profiter lors de leur séjour sur la Côte d’Azur.

Nice Kael T Block myGayTrip.com
Vue sur Nice © Kael T Block

La dimension culturelle n’est pas en reste avec Polychromes, qui a organisé son premier festival de cinéma LGBT en mai 2009. Le clubbing a également explosé : la soirée Rainbow Power au High Club, lors de l’été 2008, a impulsé un renouveau dans la nuit gay niçoise qui s’endormait un peu avec l’hystérique mais solitaire Klub. Depuis un an, le nombre de soirées mixtes (High Club, Méga Top) et d’établissements gays ne cesse d’augmenter. Les soirées lesbiennes se multiplient : citons les soirées transgénérationnelles W au Glam ou les dynamiques Madmoizelles.

Les clichés y ont encore pourtant la vie dure, mais il suffit d’un seul week-end à Nice pour se rendre compte qu’ils ne sont que des chimères. La ville a rajeuni, elle est un pôle incontournable, entre l’Italie et la Provence, qui assume aussi sa dimension culturelle : l’art contemporain et le théâtre y ont la part belle. Bref, Nice est en passe de devenir un spot gay et lesbien de premier ordre.

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