Juil
20
2012

Visite guidée : Beyrouth
20 Juil 2012
par Oscar Héliani / TÊTU

Visite guidée : Beyrouth

Souvent opposée à sa voisine Tel-Aviv, Beyrouth l’orientale possède un indéfinissable attrait. Un magnétisme particulier où le charme suranné des bâtiments en ruine tranche avec les immeubles ultra luxueux du centre-ville, où l’hospitalité de ses habitants se traduit aussi dans une succulente cuisine.

Son histoire tragique a laissé des traces, ses combats fratricides la minent encore, mais la ville et ses habitants se sont relevés. À tel point que la capitale libanaise redevient une destination tendance.

Côté gay, Beyrouth n’est pas en reste. Sans battre pavillon multicolore, des lieux accueillent homos locaux et d’ailleurs, ça drague en plein air, les beaux gosses se matent droit dans les yeux, sans vergogne.

Tanya, Kamal et Firas, trois amoureux de Beyrouth, nous prennent la main et nous font visiter leur ville.

Tanya Hadjithomas, éditrice
« Accaparé par les bâtiments restaurés, le touriste passe parfois à côté des trésors architecturaux et historiques dont regorge Beyrouth. C’est dommage ! Au pied de la colline du Grand Sérail, vous trouverez des thermes romains superbement mis en valeur.

Plus haut, jetez un œil à l’église Saint-Louis des Capucins datant de la fin du 19e siècle. En contournant le Sérail, vous tomberez sur le musée privé Mouawad. Féru entre autres de porcelaine chinoise, de tapis persans et de céramiques syriennes, le grand collectionneur Henri Pharaon a amassé au fil des ans des trésors inestimables. Traversez la rue pour explorer la magnificence du Beyrouth d’antan.

Même à l’agonie, les palais construits par les missions dans le quartier populaire de Zqaq el Blat n’ont rien perdu de leur charme. Et on peut même apercevoir la maison où est née la diva libanaise Fairouz ! »

(Photos © Alfredo Piola)

Kamal Mouzawak, critique gastronomique
« La cuisine libanaise dépasse les mezze et les grillades ! En me baladant partout au Liban, j’ai rencontré des mères de famille qui voulaient faire goûter des recettes jusqu’ici jalousement gardées ainsi que des agriculteurs qui souhaitaient faire connaître leurs produits.

Nous avons donc mis en place Souk El Tayyeb, un marché où les agriculteurs vendent aux consommateurs des fruits et des légumes du verger mais aussi des confitures et des sirops. D’autres préparent sur place des man’ouché – sorte de pizza au thym – ou des jus frais. Au milieu, on dresse une grande table et on casse la croûte ensemble.

Devant le succès de cette initiative, un petit restaurant, Tawlet, a ouvert ses portes. Chaque jour, une mère de famille vient cuisiner les plats typiques de sa région. Pour ma part, je suis un inconditionnel de Falafel Sahyoun. Il a le meilleur falafel de la ville. Il s’agit de boulettes de pois chiche et de fèves concassées et frites servies dans du pain libanais avec la crème de sésame, le persil, les tomates. Le lieu ne paye pas de mine, vous comprendrez une fois votre sandwich terminé la raison de ce succès depuis des générations.

Il m’arrive également de dîner au Casablanca, un cadre magnifique, une cuisine fusion très raffinée. »

Beyrouth Alfredo Piola mygaytrip.com

Firas Al Abiad, promoteur de soirées
« Ici, les lieux changent souvent. Certains ne sont plus à la mode, d’autres viennent d’ouvrir alors que d’autres sont condamnés à fermer. Le rituel immuable commence par une balade sur la Corniche. Sur le front de mer, cette artère névralgique de la ville est bondée à toute heure. On y croise des familles ou des couples qui se promènent, des beaux mecs qui font leur jogging, des jeunes gens adossés à leur voiture pour écouter la musique à fond, des vendeurs ambulants, des garçons un peu timides qui attendent d’être accostés et puis d’autres qui foncent sur vous illico prenant le prétexte de vous demander une cigarette. J’oublie les pêcheurs du dimanche, qui passent des heures, torse nu.

Si la promenade peut être entamée à n’importe quel endroit, je ne rate jamais la Grotte aux pigeons, un grand rocher au milieu de l’eau. Généralement, je retrouve des copains pour aller manger de petits mezze en terrasse du café Al Falamanki. Ensuite c’est au choix.

Si je me sens d’humeur dragueuse, je vais boire un verre au Wolf. Les hommes y sont assez sexy et l’ambiance est plutôt chaude. Si j’ai plutôt envie de discuter et de voir quels sont les nouveaux arrivants en ville, je me pointe au Bardo vers minuit. C’est le rendez-vous gay par excellence !

Enfin, je peux soit finir la nuit au Basement pour danser, soit filer au lit pour profiter de la journée le lendemain au Lazy B. Cette très belle plage privée est sans conteste le point de ralliement des plus beaux garçons. En juillet et août, on se croirait à Ibiza ou à Mykonos ! »

(Photos © Alfredo Piola)

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