Déc
20
2012

Bastian Baker: "La Suisse est un pays fantastique"
20 Déc 2012
par Julien Chadeyron

Bastian Baker: "La Suisse est un pays fantastique"

Vous l’avez peut-être aperçu cet automne sur TF1: Bastian Baker était le bogosse de Danse avec les Stars (DALS). Avec sa gueule d’ange, ce petit Suisse compte bien se faire une place dans le paysage musical français avec son 1er album « Tomorrow may not be better ». Après avoir fait des premières parties d’artistes comme Johnny Hallyday ou Nolwenn Leroy, il a enflammé la Cigale lundi dernier et se retrouvera en lettres rouges sur le fronton de l’Olympia le 24 avril prochain. Nous l’avons rencontré au Delaville Café, à Paris, curieux de découvrir ce nouveau talent aussi sexy que sympathique.

myGayTrip.com: Qui es-tu, Bastian Baker ?
Bastian Baker: J’ai 21 ans. Je suis auteur, compositeur et interprète. Je suis suisse. Moitié suisse romande (ma mère est lausannoise) et moitié suisse alémanique (mon père est de Zurich). J’ai commencé la musique il y a hyper longtemps. A 7 ans, j’ai commencé la guitare et j’ai fait mes premières compos qui parlaient de la forêt et de mon amoureuse du moment. A 10 ans j’ai enregistré mon premier CD a capella, à 12 ans j’ai participé à un album avec le cœur de l’école… J’ai toujours eu une activité musicale. Je prends beaucoup de plaisir à jouer et j’ai toujours aimé jouer pour les gens. J’ai commencé en Suisse, et là je débarque en France.

Comment tout a commencé?
J’étais dans la fête d’anniversaire d’une amie et pendant la soirée, j’ai pris la gratte et j’ai joué pendant près de deux heures. Il y avait un homme d’affaires lausannois, qui m’a demandé si j’avais un producteur. J’ai dit que non et il m’a dit « ne cherche plus, tu en as un ». Il m’a permis de financer mon premier single studio, « Lucky ». On l’a envoyé aux radios en Suisse et à partir de là, tout s’est enchaîné. Les médias ont commencé à s’y intéresser et ensuite on a pu faire de plus en plus de scènes, de festivals et ca s’est finalement répandu dans toute la Suisse. Après j’ai eu envie d’aller toquer chez les voisins français.

Comment as tu atterri dans Danse avec les Stars, où l’on t’a « découvert » ?
Avant DALS j’avais fait Taratata, des premières parties de Nolwenn Leroy, un showcase à la FNAC St-Lazare, un concert à Albertville, un autre sur un bateau sur la Seine, à Paris, pour la fête de la musique… mais effectivement DALS a montré à la France entière mon déhanché hors du commun (rires). C’est TF1 qui m’a abordé. C’était une grosse surprise puisque je n’étais pas vraiment une « star ». Ca a été une belle expérience humaine, j’ai rencontré beaucoup de gens très cools.

Tu sens déjà une différence depuis ton passage ?
Ca aura été une belle vitrine pour moi, en France. Ca m’aura permis de faire des salles comme le Réservoir, la Cigale le 17 décembre dernier, ou l’Olympia le 24 avril prochain : c’est assez hallucinant. Ca a surtout permis un premier contact avec les radios et avec un public français plus large que celui que j’avais avant. C’est vraiment positif. Le risque était que je sois juste assimilé au jeune bogosse du programme et finalement le lien avec la musique s’est fait assez rapidement.

Tu a été « élu » troisième personnalité masculine préférée des Suisses(ses) (selon le magazine Femina), ça fait quoi ?
Ca reste un sondage. Mais c’est vrai que ca a été une grosse surprise. Juste derrière Federer et M. Prêtre, le chirurgien, c’est hallucinant. Je suis hyper proche des gens et de mes fans, je prends le temps de discuter avec eux dans la rue et c’est cool si le public apprécie ma simplicité. C’est une jolie récompense.

Ton secret, ta simplicité ?
Je ne me suis jamais pris au sérieux, je crois que ça ne sert à rien. Je viens d’une famille simple, je suis un gars tranquille, mes potes sont super importants dans ma vie et je pense vraiment que c’est inutile de se prendre la tête.

Comment comptes-tu conquérir le public français ?
Par la force (rires). Le processus ici sera le même qu’en Suisse. Mais surtout il faut travailler. Le lien avec le live est vraiment très important pour moi. Je suis content d’être en France et d’avoir trouvé mon public, hyper chaleureux et j’espère bien le voir grandir encore… Je vais me concentrer sur la France l’année prochaine. Concerts, festivals, plateaux télé et autres événements musicaux : j’ai vraiment envie de partager ma musique avec le public français.

Parle nous de ton premier album…
La base c’est vraiment le guitare/voix même si l’on a rajouté quelques arrangements autour. C’est pour ca qu’il a des sonorités pop-folk, même si en live ca devient plus rock. Toutes les compos de l’album, je les ai faites entre 15 et 19 ans.


Ce n’est pas forcément un style musical très répandu en France… ça ne t’effraie pas ?
En France il y a une vraie culture de l’interprète, de la voix. Je n’ai pas forcément une voix fantastique mais l’ensemble est assez sympa. C’est vrai aussi que mes chansons sont en anglais et qu’il y a une vrai culture du français ici : c’est peut être mon désavantage... Pour l’instant je suis content de l’accueil qu’a reçu l’album. Personne n’en attendait rien, c’est que du bonus. Et je suis heureux d’avoir fait autant de concerts avec ce premier album.

Tu as une chanson préférée dans cet album?
Ce sont toutes mes bébés. Elles ont toutes une histoire. Musicalement je dirais peut-être « Planet Earth » et émotionnellement « Lucky » qui reste très forte : c’est celle qui m’a fait connaître et en concert, les gens sont contents de l’entendre. Partager cette joie avec le public c’est vraiment un privilège.

Quels sont tes projets ?
La tournée française. Ce sera normalement fin mars, début avril avec l’Olympia le 24 avril. J’ai aussi hâte de rentrer en studio, en février, pour enregistrer mon deuxième album.

Raconte nous la Suisse…
C’est un pays fantastique. Il y a énormément de raisons de venir, surtout la qualité de vie. Les gens sont cool. Les hôtels, c’est juste la classe. Il y a les lacs, et la montagne… l’été on profite du soleil, l’hiver on va skier. Les paysages sont fantastiques. Il y a une force dans les paysages... La région de l’Arc Lémanique est vraiment jolie. Gruyère, les petits lacs… Il n’y a pas vraiment d’endroits moches finalement. A chaque fois que je rentre je suis émerveillé. Parfois, je marche à Paris, pour trouver un lac, en vain…

Parle-nous de tes voyages…
Je suis un fan des Etats-Unis, j’y suis allé souvent quand j’étais petit. La Floride, la Californie… j’adore l’ambiance. Je trouve les Américains hyper chaleureux. Je suis allé à New York aussi récemment, et j’ai « surkiffé» la ville.
Le premier « vrai » voyage que j’ai fait c’était avec des potes, en Thaïlande. C’était vraiment bien. J’adore voyager et j’ai beaucoup voyagé : Moscou, le Canada, la Tunisie… Chaque voyage est une étape de plus. C’est tellement de choses apprises. C’est un moyen de s’élever rapidement.

Lequel t’a le plus marqué ?
Le voyage en Thaïlande. Je suis un peu nostalgique : on s’est vraiment bien marré. J’ai beaucoup fait la fête. J’ai rencontré du monde. On faisait des petits matchs de foot sur la plage, sous la pluie, avec les locaux : c’était incroyable. C’est vraiment une belle expérience…

Il y a un objet que tu apportes toujours avec toi en voyage ?
Une valise (rires). Non je m’attache beaucoup aux choses physiques mais je ne les emmène pas avec moi, je les laisse par exemple dans ma chambre…qui est devenue une sorte de musée.

Ton prochain voyage ?
Ce sera mon retour en Suisse pour fin décembre, dans notre fringuant Tour bus. Je suis tout excité de monter dedans, ce sera la première fois : ca fait très « roots » de dormir dans une couchette. Sinon mes vacances sont rarement prévues donc je ne sais pas où j’irais pour les prochaines.

Ton voyage de rêve ?
Les Philippines. Du sable, de la mer… Après la grisaille parisienne j’aurais bien besoin de ça.

Ta destination pour un voyage en amoureux ?
Je ne suis pas un fan du voyage en amoureux… mais Venise. Une jolie ville, une belle histoire, les petits restos à deux… La classe, quoi.

Ta destination pour faire la fête?
Ca me plait beaucoup plus… Je ne vais pas trop dans les endroits où l’on est censé faire la fête, je préfère être surpris. Alors peut être le Guatemala, je ne sais pas... (rires). J’aime aller faire la fête à Berlin. Sinon j’aimerais tester Las Vegas, une fois, pour le trip, pour le « too much ».

Il y a une destination que tu as trouvée plus gay-friendly que les autres ?
San Francisco. Il y a une vraie culture gay là-bas. C’est beaucoup plus extraverti. Les gens n’ont pas de complexes. Ca fait partie de la vie locale.

 

Quelle est ta position sur le mariage pour tous ?
Nous sommes dans une ère où la liberté prime alors si ça peut faire plaisir à des gens, autant les laisser faire. Je n’ai pas de position ferme parce que je ne suis pas plus impliqué que ça mais on ne peut pas empêcher quelqu’un de vouloir vivre ce qu’il a envie de vivre. Liberté de penser. Ouverture d’esprit. Laissons les gens être heureux comme ils ont envie d’être heureux : c’est tout.

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BONUS: Live de Bastian Baker sur son titre "Lucky".

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