Mars
28
2014

Interview : 5 questions à Raph, l’organisateur de la Beardrop
28 Mars 2014
par misterb&b

Interview : 5 questions à Raph, l’organisateur de la Beardrop
Photo © Jean-Noel Thierry Digikode

Demain soir, la Beardrop prend d’assaut le YOYO, au Palais de Tokyo, pour la déjà 101ème édition de la soirée bear française. Près de sept ans après la première édition au Vinyle, le 15 mai 2007, que de chemin parcouru pour les deux promoteurs, Raph, l’organisateur, et Rob, le producteur. Après la Scène Bastille et le Divan du monde, la soirée s’est exportée dans les plus grandes villes de France, et même un peu à l’étranger. A la veille d’accueillir plus de 1 200 fidèles gay clubbeurs, cinq questions à Raph.

Pour cette nouvelle saison, la Beardrop s’est faite plus rare mais plus événementielle. Pourquoi ce choix ?

Raph : Nous nous sommes aperçu, la saison dernière d'une certaine lassitude du lieu et peut être même de la soirée. Revenir en évènementielle et dans un lieu 4 fois plus grand, nous permet de booker des artistes d'envergure internationale, leur proposer un outil de travail incroyable (son et lumière), mur de LED de 10 mètres de diagonales et surtout de créer le manque parmi les clubbeurs les plus assidus de notre soirée (oui nous sommes des petits pervers !).

La Beardrop est désormais solidement installée dans le paysage gay français, à Paris et en province. C’est quoi la recette de ce succès ?

Raph : Y a t-il une recette ? Partout où nous allons nous avons une relation amicale et sincère avec nos partenaires, nous connaissons la plupart de nos amis clubbeurs, et nous formons une petite famille, nous travaillons beaucoup à l'instinct et à l'affectif avec les gens, et puis nos DJs résidents (MANUE G et RICARDO OSOLOCO) ont désormais leurs fans clubs à Paris et en province.
Avant d'être organisateur, je suis un clubbeur invétéré et dès que j'ai commencé à organiser des soirées, mon premier impératif était de ne pas faire vivre aux clubbeurs ce que je détestais vivre en tant que clubbeur !
Toutes nos équipes (sécurité, barmen...) sont briefées avant toutes soirées, nous leur demandons le sourire, l'accueil et le respect des clubbeurs.

Paris n’avait pas jusqu’à présent la réputation d’être une ville bear, cuir ou fétiche comme Berlin, San Francisco ou Amsterdam. C’est en train de changer ou c’est juste que ça se voit plus ?

Raph : Le fait est que quand on parle de soirée "fetish", il faut que la soirée soit exclusivement masculine, je ne crois pas que l'on puisse organiser une soirée bear ou cuir gay mais mixte, le mélange ne peut pas se faire d'ailleurs, certains s'y sont essayés et le résultat fut un échec...
Pour info, les clubbeurs les plus lookés sont présents à BEARDROP depuis la première date...

Tu continues à bosser à côté ou bien tu t’y consacres à plein temps désormais ?

Raph : Je me consacre avec mon mari producteur exclusivement à Beardrop, qui est un travail de tous les jours, mais ne croyez pas que nous en vivons depuis 7 ans... loin de là...

Quel est ton prochain grand projet pour la Beardrop ? On murmure que la soirée pourrait s’exporter en Europe, à Berlin ?

Raph : Depuis la première date, elle a déjà eu lieu à Barcelone (Souvenir) lors de la première CIRCUIT FESTIVAL, à GAYVILLAGE à Rome, à Bruxelles.
Sinon, je reste très discret sur nos projets à venir, quant à Berlin, peut être... ;)

Photos club © Jean-Noel Thierry Digikode
Teaser © Christophe Robert
Flyer © Samir Ouari

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