Juil
16
2014

Interview : Guena LG sort son premier EP
16 Juil 2014
par misterb&b

Interview : Guena LG sort son premier EP

Guéna LG remixe les plus grands depuis maintenant plus de dix ans. Après avoir travaillé avec les plus grands artiste de la scène pop internationale, il joue désormais dans la cour des grands et sort son premier EP. On y retrouve des collaborations avec Susana, Bryan Rice mais aussi Sophie Ellis Bextor pour le titre "Back 2 Paradise". Nous sommes allés à la rencontre de cet artiste entre ombre et lumière, qui a su nous faire danser et rêver avec un son unique et reconnaissable entre tous.

 

Tu es connu pour avoir remixé les plus grands, Lady gaga, les Black Eyed Peas, Kylie Minogue, Mylène Farmer. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus plus sur toi et sur, ton parcours et ce qui t’a amené à travailler avec de tels artistes?
Guéna LG : J’ai commencé à remixer en 2001, avec Sophie Ellis Bextor. Ça s’est passé complètement par hasard. On m’a donné l’a capella et on m’a dit "fais un remix et si c’est approuvé par le management on le sortira". C’était un coup de poker, j’ai fait mon remix, ça a été approuvé et envoyé en clubs. Et puis le remix s’est retrouvé deuxième. Donc plutôt pas mal pour un premier coup. De là, d’autres remixes ont découlé. J’ai remixé Murder on the dancefloor derrière qui est devenu un énorme tube. Et puis ça a commencé à se savoir, donc j’ai eu d’autres demandes d'artistes, notamment Kylie, Britney, et puis depuis il y en a eu cinquante autres. Donc du monde et beaucoup d’artistes récurrents. C’est souvent les mêmes qui reviennent, car je suis quelqu’un de fidèle et eux le sont aussi. 

Mylène Farmer par exemple ?
GLG : Exactement ! Le premier remix que j’ai fait pour elle c’était pour Lonely Lisa. Ca s’est bien passé alors son équipe m’a demandé ce que je pouvais faire pour Bleu Noir, ça tombait bien puisque c’était un titre que j’aimais beaucoup. Il y en a eu un troisième et un quatrième, le dernier étant A l’ombre.

Sachant le niveau d’exigence de certains fans, est-ce que ça n’était pas un peu angoissant de remixer de gros artistes ?
GLG : Ces artistes-là ont tous leur base de fans, plus ou moins « pushy ». Si je prends Lady Gaga, il y a beaucoup de fans qui sont très hardcore. L’exercice en tant que tel, ne m’a pas plus angoissé que ça. C’était plus le retour. Est-ce que je vais être capable de l’emmener dans un univers qui est un peu le mien, mais sans le décrocher complètement du sien ? Et je pense que l’erreur quand on remixe certains artistes, c’est de les mettre dans un univers où ils n’ont plus du tout leur place. C’est là où ça foire. Quand un artiste a un univers aussi fort que celui de Mylène Farmer, tu es obligé de respecter un certain nombre de choses. Mais l’exercice était très intéressant. Je n’étais pas dans l’angoisse de me demander : « est-ce que ça va plaire ou non aux fans ? » Tu as le droit de te planter, mais en l’occurrence je crois que ça a bien plu. 

Tu as sorti ton premier remix en 2001, ton premier EP Momentum est sorti le 30 juin 2014. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Et comment tu te sens maintenant qu’il est enfin sorti ?
GLG : Déjà il y a un grosse différence entre remixer et produire. C’est deux exercices complètement différents. Dans un remix tout est déjà là : la voix de l’artiste, la mélodie, l’univers, les paroles. Donc c’est comme si tu avais déjà un mannequin à rhabiller, auquel il faut juste changer la chemise et le pantalon. Alors tu te dis «  on va mette plus de couleurs par ci, on va l’habiller un peu plus noir par-là ». Alors que quand tu fais un titre, tu n’as rien. Devant toi tu as un socle, et on te dit : « pose le mannequin, pose l’habillage » C’est plus compliqué et c’est plus long. Et surtout c’est moins grave si tu te plantes sur un remix que sur  une création. Si le remix ne marche pas, ça n’est pas vraiment de ta faute. Tandis que sur un titre, tu es directement mis en avant et c’est toi qui le portes, donc tu deviens la seule personne à blâmer si ça ne marche pas.

Mais ça n’est pas pour ça que j’ai attendu si longtemps. C’est parce que je n’étais pas prêt. J’ai fait plein de maquettes, j’ai eu plein d’idées mais ça ne sonnait pas comme je voulais. Je n’avais pas encore l’expertise au niveau du son pour arriver à faire quelque chose dont je sois vraiment fier. Après il y a toute une démarche compliquée, pour trouver les personnes qui savent chanter correctement et qui existent déjà dans le milieu et qui acceptent de collaborer.

Et puis un jour ça se met en place, tu as quelques titres qui vont bien, et des gens qui te disent oui. Pour moi ça s’est mis en place il y a deux ans.

Y a-t-il des voix que tu préfères à d’autres sur ton EP ?
GLG : Je ne peux pas dire qu’il y a des voix que je préfère puisque je les ai toutes choisies au fur et à mesure et ça a toujours été des choix délibérés. On ne s’est pas retrouvé au pied du mur à devoir choisir une personne au dernier moment simplement parce qu’elle savait chanter. Pour Brighter par exemple je voulais une voix rauque de mec, qui ait cette capacité de véhiculer de l’émotion dans le titre. Pour Stay Awake j’avais besoin de trouver quelqu’un qui soit capable de monter très haut mais en gardant sa puissance. J’ai écrit Sun on Earth en pensant à Susana et je n’aurais pas sorti le titre si elle avait refusé de chanter dessus.  J’ai fait pareil pour Back to Paradise que j’ai créé en pensant à Sophie Ellis Bextor. 

Justement tu as collaboré à nouveau avec Sophie Ellis Bextor, pour le titre Back 2 Paradise, après tant d’année, comment se sont passées les retrouvailles ?
GLG : Grâce aux remixes que j’ai écrit pour elle, on est devenus amis et on est toujours en contact. Quand elle vient à Paris on se voit, et c’est pareil quand je viens en Angleterre. Il n’y a pas six mois sans un texto ou un message. Quand elle a fait Strictly come dancing (la version britannique de Dance avec les Stars NDLR) je la regardais en replay et je lui envoyais des messages d’encouragement. Je pensais au début qu’elle n’était pas une grande danseuse et honnêtement elle m’a bluffé. Je la trouvais fabuleuse et radieuse. Elle est arrivée en demi-finale et elle s’en est hyper bien sorti. Et quand l’instrumental de Back to Paradise a été prêt, je lui ai dit que j’aimerais qu’on retravaille ensemble mais pas sur un remixe. Sur un de mes titres à moi. Je lui ai envoyé la maquette en lui disant qu’elle avait été pensée pour elle. Deux heures après je recevais un e-mail pour me dire « OK j’adore, on le fait !».

Et maintenant que ce titre, ton « bébé », est sorti comment te sens-tu ?
GLG : (Rires) L’accouchement s’est bien passé ! Je me sens bien et je suis très content du titre. Honnêtement je pense que c’est un des meilleurs titres dance qu’elle ait fait depuis Not giving up on love, qu’elle a fait avec Armin Van Buuren. Sa voix colle bien au morceau et à l’esprit estival.

J’ai récemment écouté plusieurs albums de Dance et je trouve que ça se ressent quand il y a eu un vrai travail de collaboration. Alors que sur certains titres on voit qu’ils ont mis quelqu’un juste pour le nom. On voit que la voix ne colle pas au morceau et que ça sonne remix et il n’y a pas de magie ! Alors que je pense, en tout cas j’espère, que sur Back to Paradise tu sens que ça colle bien.

Et c’est pour cette raison que tu as décidé de sortir un EP et non un album ? Pour ne pas avoir des titres qui ne te plairont pas au final ?
GLG : Pour cette raison entre autres. Mais aussi parce que je pense que de nos jours, en Dance Music, il faut être un grand nom, comme David Guetta, pour se permettre de sortir un album. Soit on est moins gros, comme moi, et alors je pense qu’il vaut mieux sortir régulièrement des titres parce que c’est la manière dont les gens consomment aujourd’hui. Les gens s’en foutent d’aller acheter dix titres. Clairement je pense que les gens consomment deux ou trois titres pas plus.

J’aurais pu sortir un album, faire dix titres, il m’en manquait seulement quatre. Mais je n’avais pas envie de faire simplement quatre merdes, juste pour sortir un album. Soit je fais les choses correctement soit je ne les fais pas. Et donc les six titres qui me plaisent sont sur mon EP. L’ajout d’autres titres n’avait pas lieu d’être. Ça me permet aussi de ne pas être bloqué en studio tout le temps sur un album et de passer à côté de belles opportunités.

Quelles sont tes inspirations pour les titres de cet EP ?
GLG : En fait chaque titre à son histoire. J’ai composé Brighter en faisant du shopping à Istanbul (Rires) donc pas vraiment en mode studio. Pour stay awake je voulais des sonorités pop rock et années 80, je l’ai composé aux Etats-Unis.  Pour Back 2 Paradise l’inspiration c’était Ibiza. Je voulais quelque chose de très Baléarique. Dans ma tête je voulais quelque chose de coloré et estival. Je fonctionne par couleurs et je voulais quelque chose de vert, turquoise et bleu.

Pour Sun on Earth je voulais quelque chose de très dramatique et un peu post-apocalyptique. J’essaie de faire transpirer mes émotions dans ma musique. Pour cet EP l’inspiration c’est vraiment quelque chose de clair obscur qui reflète à la fois drame et joie. Pour tous les titres je pars de quelque chose de très noir pour aller vers quelque chose de plus chaleureux et lumineux. Je n’écris jamais aussi bien que quand je suis down.

Pour la musique, j’ai été inspiré par certaines périodes plus que d’autres. Je suis né en 79 donc j’ai baigné dans toute la période 90 d’eurodance. C’est une période qui m’inspire encore aujourd’hui.

Pour les artistes je suis beaucoup inspiré par Armin Van Buuren, ATB, qui est quelqu’un que j’aime beaucoup, Offer Nissim qui a un son que tu reconnais tout de suite. J’écoute aussi beaucoup de lounge music et de trance. J’adore tout ce qui est vocal, d’ailleurs tu ne trouveras jamais une instru chez moi.

Et tu n’as jamais essayé de chanter sur tes titres ?
GLG : Ça serais catastrophique ! (Rires) c’est bien pour enregistrer des idées mais ça n’est pas vendeur. On dirait un corbeau qui chante !

Tu as récemment mixé sur le char misterb&b à la gay pride de Madrid, la plus grosse gay pride européenne, avec un million de personnes. Tes impressions ?
GLG : C’était un bon moment ! Clairement j’attends ça chaque année. D’abord parce que je suis gay, donc pour moi c’est naturel et même obligatoire que j’y sois. En tant que personne et en tant qu’artiste. Et cette année c’était particulièrement ouf !  Ce qui est intéressant à Madrid, c’est que ça n’est plus simplement la gay pride, c’est une fête. Il n’y a pas de côté revendicatif. Tout le monde est réuni : homos, hétéros, familles avec poussettes, papys en fauteuils roulants. Et c’est ça qui est intéressant, tout le monde sort pour faire la fête et envoyer un message de tolérance. J’y vais tous les ans. Ça fait aussi deux ans que je fais Paris, je pense recommencer l’an prochain. J’ai aussi fait la gay pride de Marseille il y a deux ans, et celle de Lille cette année. C’est un public avec lequel je suis en totale adéquation.

Est-ce qu’il y a une autre gay pride où tu rêverais de mixer ?
GLG : La première gay pride que j’ai faite était celle de San Francisco, quand j’avais vingt ans. J’ai décidé de faire mon coming out jute après. Et à l’époque c’était déjà la Mecque gay, avec un million de personnes. Donc mixer là-bas ça serait vraiment chouette ! Mais je pense que toutes les gay prides sont bonnes à faire pour différentes raisons. J’aimerais aussi beaucoup mixer pour le festival XLSIOR de Mykonos.

Le lieu idéal pour mixer ?
GLG : Je pense à Ibiza. C’est vraiment un spot dément pour le clubbing. Il y a vraiment tout, de la fête intimiste au club de 15 000 personnes.

Dans quelle ville te sens-tu le plus chez toi ?
GLG : Je dirais San Francisco. J’y ai vécu deux mois et clairement je pourrais retourner y vivre

Le lieu parfait pour la fête ?
GLG : Ibiza ! (Rires)  Encore, je suis désolé mais c’est mon lieu de villégiature.

 L’endroit idéal pour tomber amoureux ?
GLG : Rome

Le lieu idéal pour se marier ?
GLG : Je dirais les Maldives ou les Seychelles. Ça me semble pas mal. Plutôt un truc nature que quelque chose d’urbain. Près de la mer ça me parait bien.

La destination la plus sexy ?
GLG : Barcelone !

La ville la plus gay friendly ?
GLG : Tel Aviv ! Ultra gay friendly !

Quel objet avez-vous toujours avec vous en voyage ?
GLG : Mon ordinateur avec ma musique. Je travaille souvent quand je voyage. En plus quand on est coincés dans un avion on a que ça à faire. Je compose beaucoup quand je suis en vacances. La plupart des mélodies de mes titres me viennent quand je suis en train de me balader sur un bout de plage, de faire du pédalo ou de boire de la sangria. J’ai mon téléphone et j’enregistre mes idées dessus.

Ton prochain voyage ?
GLG : (Rires) Ibiza ! Encore !

Une destination où tu n’as  jamais été et qui t’attire ?
GLG : J’aimerais bien aller en Inde ! Je n’y suis jamais allé et ça m’attire énormément.

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