Nov
18
2011

Le Chili, c’est relevé !
18 Nov 2011
par Laurence Ogiela / TÊTU

Le Chili, c’est relevé !

Nature et aventure. C’est souvent ce qu’on vient chercher au Chili, étroite bande de terre de 4 200 km de long qui s’étend entre l’Argentine et l’océan Pacifique. Pour votre premier voyage, nous vous conseillons trois escales : Santiago du Chili, la capitale (c’est là que vous croiserez le plus de gays), la Vallée Centrale (qui abrite les vignobles) et la mythique ville de Valparaíso.

Santiago, ville de contrastes
Trépidante métropole de plus de 6 millions d’habitants posée aux pieds des Andes, Santiago ne ressemble à aucune autre métropole sud-américaine. Bien plus sûre que Rio de Janeiro ou Bogotá, bien moins surpeuplée que Mexico, moins colorée que Buenos Aires, Santiago est une ville particulièrement moderne et propre. Ville de contrastes, elle aligne à la fois des buildings modernes de verre et d’acier dans les quartiers huppés de Providencia et Las Condes et des constructions coloniales dans les quartiers bohèmes et branchés de Brasil et Bellavista. La rivière Mapocho divise la ville en deux. D’un côté, le centre-ville, avec le palais présidentiel de la Moneda, où se réfugia Salvador Allende pendant le coup d’État de 1973. De l’autre, le parc métropolitain et le mont San Cristóbal, d’où la statue de la Vierge Marie veille sur la ville.

En contrebas, le barrio (quartier) Bellavista concentre l’essentiel de la vie gay et regroupe quasiment tous les restaurants, bars et clubs gays, lesbiens et gay-friendly. Le Chili n’est certes pas aussi gay-friendly que sa voisine l’Argentine ou d’autres pays latino-américains qui ont adopté le mariage homo, comme l’Uruguay. Si l’homosexualité n’est plus un crime depuis 1998, les mentalités changent lentement. En cause : l’Église catholique, toujours très présente, la culture machiste sud-américaine et le passé de la dictature militaire du général Pinochet.

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Le quartier gay friendly de Bellavista, à Santiago © Laurence Ogiela

Cependant, il existe bel et bien une vie gay à Santiago, même si l’activisme y est moins visible qu’à Buenos Aires ou à Mexico. De plus en plus de bars et de clubs deviennent des piliers de la communauté LGBT. Parmi ceux-ci : Bunker, club ouvertement gay bondé tous les week-ends, Bokhara, qui ne désemplit pas non plus, Farinelli, qui organise des spectacles transformistes et le Club Principe accueillent la grande majorité des gays tous les week-ends. Il n’est pas rare que les pistes de danse soient quasi désertes jusqu’à 2 heures du matin, car les Chiliens sortent tard. Quant à la journée, ça drague pas mal dans le parc métropolitain, qui offre en plus une sublime vue panoramique sur la ville avec les Andes en arrière-plan.

(Photo principale : vue depuis le W Hotel Design de Santiago © Laurence Ogiela)

Le centre, terre de vignobles
Aux portes de Santiago, au milieu des plaines fertiles, se trouvent les premiers vignobles du pays : les vallées de Maipo, de Cachapoal et de Colchagua, en allant vers le sud ; et celle de Casablanca, en allant vers la côte avant d’atteindre Valparaíso. Il est très facile de s’y rendre en louant une voiture. Récemment, le tourisme vinicole s’est beaucoup développé et la majorité des vignobles proposent des formules avec logement en hacienda historique, cuisine typique et, bien évidemment, dégustation de vin. Essayez, dans la vallée de Cachapoal, le domaine de Casa Porta, qui accueille des visiteurs dans une authentique propriété viticole coloniale qui date de 1875. Avec un peu de chance, en vous baladant dans les vignes, vous rencontrerez des huasos, ces cow-boys chiliens semblables aux gauchos argentins…

Valparaíso, la mythique
Mais si votre trip c’est plutôt les marins, direction Valparaíso, à une centaine de kilomètres de Santiago. Érigée sur plus de quarante collines face au Pacifique, Valparaíso est une ville mythique et fascinante, même si aujourd’hui on ne sait plus vraiment pourquoi. Est-ce sa réputation sulfureuse de ville portuaire ? Est-ce son architecture, ce labyrinthe de maisons en tôles colorées qui tient debout par on ne sait quel miracle ? Classée au patrimoine mondial par l’Unesco en 2003, Valparaíso résiste au temps et même aux tremblements de terre. Son urbanisme de bric et de broc est depuis toujours une source d’inspiration pour les artistes, comme le célèbre écrivain chilien Pablo Neruda qui y possédait une maison, La Sebastiana, devenue un musée. Autre incontournable : le Musée à ciel ouvert, qui présente des peintures murales. Les murs du cerro Alegre et du cerro Concepción sont couverts de tags, et le cerro Cárcel, l’ancienne prison, a été reconverti en squat artistique.

Chili Valparaiso myGayTrip.com
Valparaiso © Lorena Torres Angelini

Car Valparaíso a retrouvé sa vitalité et son attrait. Elle séduit de nouveau les touristes et les riches Santiaguiños qui fréquentent la station balnéaire voisine huppée de Viña del Mar. De plus en plus de boutiques-hôtels chics et de restaurants branchés ont ouvert leurs portes dans le cerro Alegre et dans le cerro Concepción. On y accède par les ascensores, ces funiculaires d’un autre âge qui permettent de grimper rapidement du port jusqu’aux collines. En contrebas, le port accueille toujours les bateaux et les marins de l’Armada de Chile en vareuse bleu nuit et calot blanc. C’est aussi dans le quartier du port, assez mal famé la nuit, que se trouvent les quelques bars et clubs gays de la ville.

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