Nov
05
2013

Bali, toujours friendly
05 Nov 2013
par Laurence Ogiela / TÊTU

Bali, toujours friendly
© Laurence Ogiela

L’île des Dieux n’en finit pas d’attirer les touristes. Ses hôtels de luxe, ses villas de charme, ses longues plages, ses restaurants et ses bars branchés ne désemplissent pas. Qu’on y vienne pour bronzer, pour surfer, pour se cultiver ou pour se reposer : chacun y trouve son bonheur. Avec sa végétation luxuriante, son climat tropical, son peuple tolérant et son art de vivre raffiné, Bali a toujours aimanté les voyageurs, dont de nombreux gays.

Au sud de l’île, entre les temples de Pura Luhur Uluwatu et de Pura Tanah Lot (photo) dédiés aux dieux de la mer, s’étend la plus belle partie des côtes balinaises. La plus touristique aussi. De la péninsule de Bukit jusqu’à Canggu se succèdent des falaises vertigineuses, des plages chics ou décontractées, des atmosphères authentiques ou occidentalisées.

Si la meilleure période de l’année pour visiter Bali court de mai à novembre, préférez le printemps et l’automne, car l’île est littéralement prise d’assaut pendant les mois d’été.

Paradis tropical la journée, les plages du sud balinais se transforment en temple de la fête la nuit. Tous les soirs, on danse sur les derniers hits internationaux mixés par des DJs renommés. Cette partie de l’île a vu son développement touristique et hôtelier exploser ces dernières années. Et il faut avouer qu’à certains endroits la règle qui veut qu’on ne construise pas plus haut qu’un palmier a largement été bafouée…


Plage de Jimbaran © Slivester Nuenenorl cor Bounifeuisc

Si certains surfeurs affichent des corps de rêve à rendre les dieux fous de jalousie, il faut fuir comme la peste Kuta, leur station balnéaire favorite. Elle est envahie de jeunes Australiens biberonnés à la bière locale, la Bintang. Mais on peut s’adonner à sa passion du surf à Jimbaran, à Legian, ou à Seminyak sans laisser son sens de l’esthétique au vestiaire. Long croissant de sable fin, Jimbaran est l’une des plus belles plages du sud balinais et compte les meilleurs restaurants de fruits de mer de toute l’île.

Quant à Seminyak, c’est the place to be pour profiter des chaudes nuits balinaises. Comme tous les villages de l’île, Seminyak est composé d’artères tortueuses et de contre-allées. Mais ici, elles sont bordées de boutiques, restaurants, bars et clubs branchés, hors de prix pour les locaux.

Il existe aussi à Seminyak quelques bars exclusivement gays, alignés les uns à côté des autres le long de l’artère Jalan Dhyana Pura. Le Mixwell, le Face Bar, le Bali Joe, le Bird Cage et le Bottom’s Up sont essentiellement fréquentés par la communauté gay locale et s’animent à partir de 23 heures quand les waria, travestis équivalent des lady boys thaïs, haranguent les touristes. Spectacles de drag-queens, élection de Mister Gay Bali, go-gos en slip : on y trouve les mêmes ingrédients que dans n’importe quel bar gay, en version balinaise. On y croise des kupuk kupuk malam, des papillons de nuit souvent mignons et un peu efféminés. Si un beau garçon vous propose de cikicik (prononcer « tchiki-tchik »)… dites oui et sortez couvert.

Contrairement au reste de l’Indonésie, la religion prédominante à Bali n’est pas l’islam, mais l’hindouisme. Ce qui explique en partie le fait que les Balinais soient extrêmement tolérants et ne se formalisent pas plus que ça de l’homosexualité ou de voir deux hommes se tenir la main dans la rue. D’ailleurs, les contacts physiques entre personnes de même sexe sont une pratique courante en Asie, ce qui ne veut pas forcément dire qu’il s’agit d’homos.


Soirée au Mixwell, à Seminyak

Les gays balinais se retrouvent sur la plage de Collego, assez fréquentée le week-end. Les touristes et les expatriés draguent plutôt dans les beach clubs branchés : le Potato Head, avec sa déco Palm Spring années 1950, attire toute la faune hype grâce à ses programmations pointues comme Fat Boy Slim ou Justice ; le Mozaic, un peu excentré, se veut un club de plage gastronomique à l’image de son restaurant éponyme à Ubud, l’une des meilleures tables de l’île ; enfin, le Ku De Ta, précurseur des beach clubs trendy balinais, reste dans le coup même s’il est sérieusement concurrencé par les autres. On se montre aussi au très glam Rock Bar de l’hôtel Ayana et au SOS Supperclub de l’hôtel Anantara, qui programment également de très bons DJs.

Mais, Bali ne se résume pas à son enclave festive. En quête d’authenticité, on peut explorer nombre d’endroits encore peu touchés par la fréquentation touristique. L’ouest, le nord et l’est de l’île alignent aussi plages et temples, rizières et volcans à perte de vue…

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