Jan
22
2013

Philadelphie, plus que friendly
22 Jan 2013
par Stéphane Moran / TÊTU

Philadelphie, plus que friendly

Spontanément, on ne citerait pas Philadelphie parmi les villes les plus gays des États-Unis. Erreur ! À quelques « blocks » au sud de l’imposant hôtel de ville commence The Gayborhood. En gros, le quartier gay se trouve en plein centre-ville, entre Chestnut Street au nord, Pine Street au sud, South Broad Street à l’ouest, South 11th à l’est.

Comment s’y retrouver ?
C’est simple, levez les yeux, les plaques de rue du quartier portent toutes un arc-en-ciel. Quartier historique de la communauté homo, ce coin de la ville était encore crade et pauvre il y a six, sept ans. C’est la volonté politique de la mairie (noire, démocrate et friendly) conjuguée au travail des associations LGBT qui a redonné vie à ces rues
: d’un repère de deal et de prostitution, elles sont devenues un quartier branché.

Aujourd’hui, The Gayborhood ressemble à un charmant village très gay, avec des terrasses de bars et des restos, des locaux associatifs, des commerces estampillés LGBT.


© Baltazar

La visite du Gayborhood peut commencer au William Way Community Center sur Spruce Street, un centre LGBT ouvert en 1975. Ici vous aurez toutes les infos nécessaires sur le quartier, sa vie associative, ses événements culturels… En sortant, ne loupez pas l’immense fresque LGBT qui recouvre un de ses murs extérieurs.

Le soir, le Gayborhood s’anime dès 19h, à l’heure de l’apéro. Les scooters, très à la mode ici, déboulent dans les rues. Des bandes de potes en débardeur laissent entrevoir tatouages et biceps. Un beau Black étire ses muscles dans un square. Le Café Twelve près du club de gym de 12th Street se remplit.

Des ados, des gros, des Monsieur Tout-le-monde, des crevettes à mèche, des musclors, des daddys, des modasses, de pures bombes. On mate, on se connecte à son ordi, on lance Grindr, on avale un « latte » glacé. Que l’embarras du choix pour poursuivre la soirée !


Fresque sur un des murs du William Way Community Center

Dans un bar ? L’historique Woody’s, le branché Graffiti Bar, Tavern on Camac (pour chanter), The Bike Stop (pour le cuir), Uncle’s (pour les quinquas), Tabu (pour regarder un match de base-ball)… Un resto ? Knock (américain), Mixto (latino), Valanni (tapas banchées), Sampan (asiatique). Un club ? Icandy , Voyeur. Un sauna ? Club Body Center (1220 Chancellor Street). Un club vidéo de porno gay ? Spruce Street Video (252 South 12th Street). Et tout peut se faire à pied !

Autre rendez-vous incontournable du quartier : Giovanni’s Room (à l’angle de 12th Street et Pine Street), la plus ancienne librairie LGBT du pays depuis la fermeture en 2009 de la Oscar Wilde Bookshop à New York. Concurrencée par les sites de vente en ligne, cette boutique ouverte en 1973 regorge toujours de vieux bouquins et de revues en tous genres.

Un conseil : avant de venir à Philly, prenez un calendrier. La ville organise toute une série d’événements LGBT qui peuvent être un bon point de départ pour votre séjour : la gay pride en juin, QFest, le festival de films gays et lesbiens, en juillet, et OutFest, célébration festive du coming out, en octobre.

Depuis l’explosion du Gayborhood, d’autres quartiers, plus excentrés, ont sorti le rainbow flag. Comme East Passyunk, près de l’Italian Market. Plusieurs bars et restos tenus par des homos ont ouvert dans ce coin de South Philadelphia. L’autre coin qui monte chez les homos s’appelle Northern Liberties, au nord de Old City, quartier plein de contrastes entre friches industrielles, terrains vagues, maisons d’archis, vieilles bâtisses restaurées… Ici, vous croiserez aussi bien du hippy chic, de la racaille à capuche, des lesbiennes avec piercings, deux barbus main dans la main…


© Baltazar

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